Club de jardinage d'Ans - Résumé des conférences

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Résumé de la conférence de O. Packu

 

Les rôles du compost :

  • Le compost sert à réduire le volume des déchets dans les poubelles, à en réduire les coûts d’incinération et à améliorer le sol des potagers

Définition du compost :

  • Le vrai compost dégrade la matière organique de sorte qu’à la fin du processus on ne reconnaît plus les éléments qui y ont été mis. La température, les vers, les bactéries, les champignons, les micro-organismes jouent tous un rôle dans ce processus de dégradation. Notons que des herbes de tonte que l’on met en tas et qui finissent par se dégrader ne forment pas un vrai compost et dégagent d’ailleurs de mauvaises odeurs

Comment faire un bon compost.

  • Deux éléments indispensables doivent le constituer en parts plus ou moins égales:
    le brun (dur et sec, comme les branches d’arbre, la sciure, la paille) constitue la part carbonée qui doit représenter environ 40% ;
    le vert (mou et mouillé, comme les fruits, les tomates) constitue la part azotée qui doit atteindre environ 60%.Pour obtenir en été cet équilibre entre éléments azotés et carbonés, alors qu’on ne dispose pas encore de tailles d’ arbres, il faut prévoir de stocker de la paille ou de la sciure.

  • La température est le premier élément déterminant dans la destruction des parasites; elle atteint d’abord un sommet élevé, d’environ 60°, puis redescend et enfin atteint sa phase de maturation.

  • L’aération est un deuxième élément indispensable : Il faut donc remuer le compost le plus souvent possible; ce faisant, on fait remonter la température du compost, mais à des pics chaque fois de moins en moins élevés

  • L’humidité enfin est un autre élément indispensable : ainsi quand il n’y a que du brun, le compost ne chauffe pas assez ; il faut donc parfois arroser pour qu’il chauffe (la quantité d’eau sera bien sûr en fonction du volume du compost); en conséquence. Il faut au départ penser à placer le compost plutôt sur le sol et des branchages que dans un trou ou sur une dalle en béton, afin de permettre aux vers d’y accéder et de favoriser l’aération et l’humidité

  • A un moment opportun à déterminer, on cesse d’alimenter le compost afin de lui laisser le temps de dégrader totalement la matière organique ; pour éviter les mouches, on veillera à étendre un peu de brun comme dernier élément du compost. Pour redémarrer un nouveau compost, il suffit de reprendre un peu de l’ancien en lui ajoutant quelques branchages.

Que mettre, que ne pas mettre dans un compost

  • Peuvent aller au compost : fruits, légumes, capsules de thé, de senséo, coquilles écrasées d’œufs ou de fruits de mer, essuie-tout, mauvaises herbes non montées en graines, tailles de haies, feuilles, fleurs, viande et oiseaux morts (à placer tous 2 à l’intérieur du compost, là où la température est le plus élevée et où les animaux ne viendront pas ), certaines litières de chat…

  • Les cartons méritent plutôt d’être recyclés ; les cendres (matière inerte) et les marcs de café seront directement versés sur le potager.

  • On ne jettera pas au compost les éléments plastiques, le gravier, les métaux, les journaux.

Effets du compost sur le sol :

  • il agit à long terme, enrichissant le sol qui améliorera alors les performances des plantes ; on l’incorpore donc de préférence au sol du potager en automne pour lui laisser le temps d’agir ; comme ce compost est très riche et concentré, il ne convient pas pour les jardinières dont il brûlerait les plantes.

Les différents types de compost.

  • Les tas conviennent pour les très grandes quantités ; les palettes, aérées ou fermées, les silos, les grillages conviennent davantage pour les particuliers ; refermer le compost sur les côtés et le dessus par une bâche noire favorisera une température plus élevée et une meilleure décomposition.

Réponses aux questions posées.

  • Il existe des activateurs de compost dans le commerce, mais onéreux. L’urine (anciennement utilisée), la chaux, en petite quantité, peuvent sans doute jouer ce rôle d’activateur.

  • Le terreau se distingue du compost : celui-ci est très riche et concentré, le terreau est un dérivé de compost, mélangé à différents éléments (tourbe, sable, feuilles…) et convient pour jardinières ; on l’enrichira alors par de l’engrais.

  • Pour une jardinière, on peut aussi utiliser un substrat fait d’un mélange de compost, de terre de jardin et de tourbe.

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Cultures associées

Ci-dessous vous trouverez quelques exemples de cultures associées:

  • l'exemple le plus connu est carottes-oignons.
  • poireaux/carottes
  • pois, ail, radis et concombres
  • le céleri est une plante demandant un sol constamment humide d'où l'associer avec de la laitue ou des haricots nains
  • le haricot s'entend à merveille avec les pommes de terre ou céleris, les concombres et les tomates
  • l'ail exerce une action bénéfique sur les carottes, fraises et tomates
  • le radis combiné avec le cerfeuil sera bien piquant; si combiné avec du cresson, il sera plus doux
  • les betteraves rouges cohabitent très bien avec les choux-raves, les oignons ou les concombres
  • les choux d'hiver se combinent très bien avec de la mâche

(Extrait du livre "Un Jardin vivant" de M. Knaepen)

 

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